La Grèce reste l’une des destinations de croisière les plus prisées en Méditerranée. En 2024, elle a accueilli près de 36 millions de touristes étrangers, un record historique, et les chiffres de 2025 pointaient déjà vers une nouvelle année exceptionnelle. Dans ce contexte, partir en croisière dans les îles grecques demande un minimum de préparation pour profiter au mieux de ses escales.
Des itinéraires variés pour tous les budgets
L’offre est large. En pratique, les croisières courtes de quatre à six jours constituent souvent une bonne entrée en matière : elles permettent de toucher plusieurs îles des Cyclades sans s’épuiser, et les prix d’appel démarrent autour de 349 euros par personne tout compris. Les formules sur sept ou huit jours, plus répandues, offrent une couverture plus large et incluent généralement des escales à Santorin, Mykonos, Rhodes et Corfou, avec parfois un détour par Kusadasi, côté turc de l’Égée.
Les grandes compagnies présentes sur le marché français proposent des niveaux de confort très différents, du format accessible en pension complète jusqu’aux croisières haut de gamme à partir de 1 000 euros par personne. Le port d’embarquement principal reste Le Pirée, à Athènes, bien que certains itinéraires partent de Ravenne, Civitavecchia ou Trieste. Cliquez pour en découvrir plus.
Quelle période choisir ?
La saison s’étend d’avril à octobre, avec des nuances importantes selon ce que l’on recherche. Mai et juin offrent une météo douce, autour de 22 à 28°C, et une fréquentation encore raisonnable sur les sites archéologiques. Juillet et août garantissent le soleil et une mer à plus de 26°C, mais la chaleur peut dépasser 40°C et les escales les plus connues, Santorin en tête, sont alors très fréquentées. Septembre et octobre représentent souvent le meilleur compromis : la mer reste chaude, les prix baissent légèrement et l’ambiance est plus tranquille.
Surtourisme : un enjeu réel, quelques précautions utiles
Santorin cumule 3,4 millions de visiteurs annuels pour une population de 15 500 habitants. Face à cette pression, l’île a mis en place depuis 2025 une limitation à 8 000 croisiéristes par jour, contre parfois plus de 17 000 auparavant. Mykonos a également instauré une taxe de 20 euros par passager de croisière en haute saison. Ces mesures changent concrètement l’organisation des escales, et il vaut mieux en tenir compte au moment de choisir son itinéraire.
Choisir un départ hors juillet-août, ou opter pour un itinéraire incluant des escales moins connues comme Hydra ou Katakolon, permet de vivre une expérience plus sereine. La croisière présente d’ailleurs un avantage structurel dans ce contexte : loger à bord allège la pression sur l’hébergement à terre, souvent saturé dans les îles populaires en été.
Côté pratique, les ressortissants français n’ont besoin que d’une carte d’identité valide pour entrer en Grèce, qui fait partie de l’espace Schengen. La forte demande constatée depuis 2025 plaide pour une réservation anticipée, surtout si l’on vise l’été ou une cabine avec vue.

